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  • Théo HENRIEL, ingénieur chercheur SCOP Palanca
  • Gaëtan BRISEPIERRE, sociologue indépendant

Publics concernés : réseau FAIRE, collectivités, syndics, opérateurs d’habitat, maîtres d’œuvre, chercheurs et acteurs de l’habitat

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Article dans Libération sur les transféreurs (15 juillet 2019)

Le quotidien Libération pubie un article sur les « transféreurs » issus de mon étude de 2018. L’article reproduit ci-dessous peut être téléchargé en PDF consulté directement en ligne ici

Ces salariés qui se mobilisent pour diffuser leurs pratiques écolos au bureau

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Par Sophie Kloetzli

On les appelle les «transféreurs». Ecolos à la maison, ils tentent de verdir les habitudes de leurs collègues de bureau. Des gestes pas forcément évidents à adopter dans certaines entreprises où le «zéro déchet» n’est pas toujours la priorité.

En 2016, Lara Laugar a instauré une tradition entre collègues, aussi verte que conviviale. Tous les mercredis, c’est «midi zéro déchet» : l’équipe du bureau d’études Sénova (engagé dans la transition écologique des bâtiments), à Paris, apporte son repas qu’elle déguste avec de la vaisselle réutilisable, ou file au resto japonais pour aller remplir son tupperware de sushis. «J’ai parlé à mes collègues de ma réduction des déchets à titre personnel, et j’ai essayé de les sensibiliser à la question. J’ai aussi mis en place des ateliers entre 12 et 14 heures sur les réflexes « zéro déchet » sur les thèmes suivants : comment remplacer les produits du quotidien gourmands en emballage par des alternatives plus propres ? Comment fabriquer soi-même ses produits ménagers ?» raconte cette femme de 25 ans, qui s’est engagée, par le passé, dans l’association Zero Waste France«Une bonne partie de mes collègues ont pris l’habitude d’apporter leur propre récipient quand ils vont chercher à manger dans les restos du coin le midiou bien de préparer eux-mêmes leur repas, et cela toute la semaine.»

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Lara Laugar fait partie de ceux qu’on appelle, dans le jargon sociologique, les «transféreurs». Un néologisme inventé par les sociologues Gaëtan Brisepierre et Anne Desrues, qui ont consacré une étude au sujet en 2018, pour désigner les individus désireux d’exporter leurs habitudes domestiques écolos au bureau. A lire leur rapport, ce type de profil est «assez courant» dans les organisations, mais relativement peu connu et reconnu. Pourtant, leur pratique de transfert relève d’une réaction somme toute logique : n’est-il pas frustrant de pratiquer le zéro déchet chez soi, et de voir, une fois au bureau, des tonnes de papier gaspillées, le tri sélectif bâclé (alors qu’il est obligatoire depuis mars 2016 dans une grande partie des entreprises) ?

La question, relèvent les sociologues, serait générationnelle : «Le transfert de pratiques environnementales est révélateur d’une recherche croissante chez les nouvelles générations de cohérence entre sphères domestique et professionnelle. Il porte aussi une vision du lieu de travail non plus seulement comme espace productif mais aussi comme lieu de consommation, voire de « surconsommation ».» D’après l’Agence de l’environnement, un salarié du tertiaire produit en effet 120 à 140 kilos de déchets annuels au bureau, dont trois quarts de papier.

«Démarche bienveillante»

Chronophage voire éprouvant, le rôle – la plupart du temps informel – de transféreur n’est pas toujours facile à porter. Si «les « midis zéro déchet » ont créé du lien et de la complicité»,Lara Laugar se souvient des «réticences» de certains collègues qui «ne voyaient pas l’intérêt de la chose au départ», mais qui, pour la plupart, «ont aujourd’hui intégré ces habitudes». Une victoire qu’elle n’a pas forcément l’énergie de répéter seule au fur et à mesure que s’agrandit l’équipe. Heureusement, certains de ses collègues ont pris le relais pour la soutenir. L’idée n’est pas de forcer ou de culpabiliser, mais de sensibiliser sur des petits gestes du quotidien : «Si une personne n’adhère pas à la démarche, c’est dommage, mais l’idée est que cette dernière soit bienveillante.»

Pour augmenter les chances de voir aboutir ses initiatives, un transféreur a tout intérêt à bien s’entourer. «Ce qui marche le mieux dans les entreprises que nous avons suivies, c’est de constituer un groupe de travail qui réunit si possible des personnes de différents services et à des postes hiérarchiques variés», appuie Pauline Debrabandere, chargée de mission au sein de l’association Zero Waste France, qui a accompagné une trentaine d’entreprises dans la mise en œuvre de la démarche zéro déchet en 2018. C’est la stratégie qu’a adoptée Julie Raphanel, 30 ans, adjointe à la direction du pôle client d’Excellent état utilisé Lilly Pulitzer marlisa robe longue Spa bleu LET'S CHA CHA petit S, un fournisseur d’électricité d’origine renouvelable : «J’utilise un lombricomposteur chez moi, j’ai donc instauré cette habitude au bureau en regroupant quatre ou cinq référents. J’ai aussi amené une planche à tisser des éponges réutilisables, que j’ai mise à disposition de tout le monde.»

Dans l’intérêt des entreprises

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Il faut dire qu’évoluer dans une boîte engagée pour la protection de l’environnement, ça aide. Créée entre autres par Greenpeace et Biocoop, Enercoop «laisse beaucoup de place aux initiatives personnelles», y compris sur le temps de travail, poursuit Julie Raphanel en évoquant pêle-mêle écocups, papier recyclé, café bio et équitable et récipients réutilisables pour le déjeuner. Plus généralement, les petites équipes sont plus faciles à convertir que les grandes «car les noyaux durs d’écosensibles sont plus faciles à constituer», poursuit Pauline Debrabandere.

Certaines grandes structures dont l’activité principale n’a pas grand-chose à voir avec la transition écologique parviennent néanmoins à fédérer des communautés autour des enjeux environnementaux. C’est le cas d’Orange, qui titille la fibre écologique de ses 100 000 salariés français à travers son réseau social interne, Orange Plazza, explique Margaux Cals, 29 ans. Début juillet, elle s’empare, avec les autres membres du comité éditorial du réseau social, du défi #Trashtag (ramassage de déchet dans l’espace public), en vogue sur les réseaux sociaux. «On s’est dit : pourquoi ne pas suivre cette tendance pour mobiliser ? Un lundi matin, on est allés ramasser des déchets dans les rues du XVarrondissement de Paris et on s’est filmés rapidement [la vidéo est disponible sur Twitter]. On a eu beaucoup de retours de collègues qui disent qu’ils vont le faire avec leur équipe.»

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De quoi faire d’une pierre trois coups : un «moment de convivialité» doublé d’un «petit coup de pouce pour la planète» et pour l’image de l’entreprise, le tout à peu de frais. «Quand le management a vu ça, ils étaient très enthousiastes. Cela ne coûte rien, et c’est un sujet qui anime les gens, qui parle à tous.»Pauline Debrabandere confirme : «Ce n’est pas toujours facile de travailler pour une grande entreprise polluante, c’est aussi dans l’intérêt de l’entreprise que les salariés se sentent bien au travail.» Et se déculpabilisent un peu.

Un rôle à officialiser ?

Mais l’écologie ne se limite pas à la réduction des déchets ou à leur recyclage. Et malgré toute leur bonne volonté, les premiers de cordée écolos se heurtent parfois à des obstacles trop grands. Mettre en place un compost, installer des panneaux photovoltaïques sur le toit et verdir les espaces font partie des ambitions avortées de Julie Raphanel. «Enercoop est locataire, et les propriétaires des lieux ne nous laissent pas aménager l’espace en fonction», déplore-t-elle. Du coup, les salariés doivent ruser : «Une partie d’entre nous ramène le marc du café pour le composter à la maison.»

Sans doute vaudrait-il la peine d’officialiser ce rôle pour lui donner plus de poids ? C’est ce que suggèrent Gaëtan Brisepierre et Anne Desrues dans leur étude : «Sur le plan des organisations, le transfert pourrait servir de base à un changement de posture de la fonction RSE [responsabilité sociale des entreprises] passant d’une fonction de stratège qui initie des actions, avec souvent des difficultés de portage, à un rôle de coach qui accompagne les initiatives des salariés pour les outiller et les diffuser.» Transféreur, un métier d’avenir ?

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Le webjournal Slate.fr Korii pubie un article sur les « transféreurs » issus de mon étude de 2018. Céline Husétowski, la journaliste, est allée interwiever des enquêtés, afin de d’écrie cet article original.

L’article peut être consulté directement en ligne : https://korii.slate.fr/et-caetera/entreprise-transfereurs-ecologie-sociologie-developpement-durable-lieu-travail

Les «transféreurs», ces écolos qui imposent leurs pratiques au boulot

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Pour certain·es salarié·es, revoir ses habitudes à la maison ne suffit pas: il faut aussi sensibiliser au développement durable sur son lieu de travail.

Lorraine* est manager dans le secteur de la logistique. Son métier n’a rien à voir avec l’écologie et pourtant, elle est devenue la référente zéro papier pour son entreprise.

Pour le sociologue Beams Boy Jupes 411096 Vert, à l’origine du terme de «transféreur» et auteur avec Anne Desrues  128 Taille 10 Anthropologie Clip Dot Pantalon«ceux qui transfèrent leurs pratiques écologiques au bureau n’ont pas nécessairement un métier lié à l’écologie, mais vivent une rupture à un moment dans leur vie qui modifie leur comportement».

«Ça peut être un changement de poste, un déménagement de bureau, un changement fort dans la vie personnelle qui amène à chercher du sens dans ses pratiques», précise-t-il.

Dissonance cognitive

Après son divorce et la lecture du livre Zéro déchet, Lorraine a revu toutes ses habitudes. Elle a commencé à acheter en vrac, investi dans des composteurs et réduit sa consommation d’énergie. «Je me suis rendue compte que finalement, on n’avait pas besoin d’être en T-shirt à la maison en hiver», plaisante-t-elle.

Au fur et à mesure de sa transformation, elle s’est sentie de plus en plus en décalage par rapport aux pratiques de consommation de son entreprise.

«À un moment, la façon dont on vit au travail et celle dont on vit chez soi seront trop différentes, et cela va créer un problème de sens dans son travail.»

GAËTAN BRISEPIERRE, SOCIOLOGUE

«J’ai finalement décidé de faire comme à la maison, raconte-t-elle, et j’ai apporté ma serviette à main pour les toilettes, ma gourde et ma serviette en tissu pour la cantine. Puis progressivement, j’ai essayé de faire changer les mentalités sur la consommation de papier.»

Un nombre croissant de salarié·es vivraient comme Lorraine cette dissonance cognitive. «À un moment, la façon dont on vit au travail et celle dont on vit chez soi seront trop différentes, et cela va créer un problème de sens dans son travail», analyse Gaëtan Brisepierre.

A côté de son travail, Lorraine s’est investie dans l’associatif et forme des volontaires au zéro déchet. Selon le sociologue, elle fait partie du segment de la population qui porte le changement: «Elle a un profil de militant, c’est celui que l’on rencontre le plus souvent chez les transféreurs en entreprise.»

«C’est souvent une personne très investie qui va venir en vélo, va essayer de fabriquer ses produits d’entretien elle-même, avoir un potager ou s’engager dans une association», décrit-il.

Motivations financières

Sur le lieu de travail, la priorité reste avant tout les objectifs professionnels, ceux listés dans la fiche de poste. Le personnel n’est pas intéressé sur les éventuelles économies d’énergie, contrairement au domicile, où tout centime économisé a un impact en fin de mois.

«Quand vous faites des économies d’énergie ou de papier, ça se répercute sur le budget, mais ça n’a pas d’impact sur le salaire», relève Gaëtan Brisepierre. Certains transféreurs choisissent alors de s’attaquer au porte-monnaie pour faire évoluer les mentalités.

L’un des plus importants postes de dépenses pour les salarié·es réside dans leur véhicule personnel, souvent une voiture. En 2016, la voiture personnelle de Paulo De Araujo, ingénieur en électronique chez Airbus, tombe en panne: c’est le déclic.

Avec un simple e-mailing, il regroupe proches et collègues pour obtenir un prix de groupe auprès d’un concessionnaire spécialisé dans les voitures électriques. Un premier succès pour l’ingénieur, dont l’action permet de faire changer les habitudes des employé·es sans aucune intervention de l’entreprise.

En 2017, le décret relatif à l’autoconsommation d’électricité favorise l’installation de panneaux solaires. Paulo De Araujo voit une nouvelle opportunité de participer à la transition écologique.

Sur son temps personnel, il renouvelle l’expérience mais professionnalise cette fois sa communication pour toucher plus de monde. «Dans une entreprise, certains ont des compétences, et c’est bien de les utiliser pour la communauté», s’enthousiasme-t-il.

Avec un autre collègue, l’ingénieur se rapproche de l’association de développement durable d’Airbus, Neuf avec étiquettes NYDJ Marj 1436 Alina eau Conscious Denim Legging Provence taille 4pour l’accompagner dans son projet. Il applique une méthodologie classique d’appel d’offres pour sélectionner une entreprise et organise des sessions d’information pour les collègues intéressé·es.

Finalement, plus de 220 personnes adhèrent au projet et s’équipent de panneaux solaires, pouvant servir à recharger les batteries de leur voiture ou produire l’électricité de leur maison.

«Grâce à cette campagne, on a fait sauter plein de freins psychologiques, se félicite Paulo De Araujo. Avant, beaucoup de gens n’osaient pas aller vers l’énergie verte par peur des arnaques.» Mais si son opération a eu autant de succès, c’est en partie grâce à l’avantage financier qu’elle a procuré au personnel. Que se passe-t-il si cette motivation n’existe pas?

Méthode douce

Florian Jutisz est lui aussi ingénieur en électronique. Très investi dans l’écologie, il avait proposé dans l’une de ses anciennes entreprises de supprimer les gobelets pour réduire la consommation de plastique.

«J’ai dû faire face à une levée de bouclier, se souvient-il. Certains salariés n’ont pas apprécié ce changement soudain. On a dû opter pour une autre méthode: sans gobelet, le café était gratuit; avec gobelet, le salarié devait le payer. Et ce principe-là, tout le mode l’a accepté.»

Selon lui, la manière la plus efficace de convaincre reste l’incitation dans la convivialité. Pour sensibiliser les salarié·es à prendre leur bicyclette, celui qui fait également partie de l’association 2 pieds 2 roues a organisé une journée vélo. «On a indiqué aux participants leur chemin pour qu’ils viennent facilement, et on a offert le petit déjeuner», raconte-t-il.

Lorraine, elle, mise plutôt sur le côté coaching. «J’avais lancé une démarche pour aller vers le zéro papier. On développe le numérique et pourtant, il y a plein de gens qui impriment leurs présentations PowerPoint en réunion», déplore-t-elle.

Lorraine se sert aussi indirectement de sa position de manager: «J’ai progressivement mis en place la signature électronique, puis je l’ai imposée pour tous les documents que je signe.»

La productivité l’emporte sur la conscience écologique, et ça ne pourra changer que s’il y a des taxes réglementaires.»

FLORIAN JUTISZ, INGÉNIEUR

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Si Lorraine et Florian Jutisz ont choisi la méthode douce pour encourager des pratiques de développement durable, ils n’en rencontrent pas moins des obstacles. «Il y a des personnalités qui ne sont clairement pas intéressées par l’écologie car elles sont accrochées à leurs privilèges, regrette Florian Jutisz. Et ce sont souvent des personnes influentes. Elles voient l’écologie comme une contrainte et ont peur de ne plus avoir leur place de parking ou leur café Nespresso.»

Il existe des domaines où transformer les habitudes est plus compliqué, notamment l’alimentation ou les déplacements professionnels. «On a voulu inciter les salariés à prendre le train plutôt que l’avion pour les déplacements nationaux, mais sans grand succès, admet Florian Jutisz. La productivité l’emporte sur la conscience écologique, et ça ne pourra changer que s’il y a des taxes réglementaires.»

Mister Green

Depuis que Lorraine a été identifiée comme madame zéro papier par ses collègues, on la perçoit autrement: «Sur mon image d’entreprise, on va dire que ça me donne une étiquette de plus. […] Quand certains salariés me croisent dans les couloirs, ils me disent: toi, tu es ma conscience», rigole-t-elle. Florian Jutisz a pour sa part hérité du surnom de «Mister Green», qu’il accepte volontiers.

Pour Gaëtan Brisepierre, ces profils qui s’investissent sont très utiles à l’entreprise:«Ils vont créer de l’interaction entre les services et donner du sens au travail. Le lieu de travail va être investi différemment et devient moins impersonnel. Et puis à partir du moment où l’on peut être en accord avec ses valeurs sur son lieu de travail, on se sent beaucoup mieux, et ça limite le turnover

Lorraine et Florian Jutisz aimeraient bien travailler dans le secteur du développement durable, «mais cela impliquerait une baisse de salaire», reconnaît Lorraine. Florian Jutisz, de son côté, n’arrive pas à trouver un job dans ce «secteur trop galère», préfère avoir un travail sûr et faire de l’associatif à côté.

Gaëtan Brisepierre met toutefois en garde quant à l’institutionnalisation de ces phénomènes informels: «Il y a un risque de tuer la dynamique si on nomme des personnes à des postes de transféreur en chef avec une fiche de poste. Mais ça n’empêche pas qu’il faut qu’il y ait des missions écologiques transverses reconnues par l’employeur.»

Paulo De Araujo, lui, s’en sort bien. Après son projet autour des panneaux solaires, il a finalement été embauché à mi-temps par l’entreprise qui a remporté le marché. Il jongle désormais entre son poste d’ingénieur chez Airbus et son nouveau rôle d’apporteur d’affaires. Quand le courant passe…

* Le prénom a été changé.

Article : Les logements en location dans le privé, point dur de la rénovation énergétique ? Politique du logement, 2019

Le Plan Bâtiment Durable a lancé, il y a quelques mois, un groupe de travail sur le thème « Nouveau IRO Tulsa Imprimé Peau De Serpent Robe 518 « . La rédaction d’une contribution a été l’occasion pour moi de rassembler mes connaissances et de proposer des réflexions sur ce « point dur de la rénovation énergétique ».

Pourquoi s’intéresse-t-on à ce sujet aujourd’hui ? Comment se positionnent les bailleurs privés vis-à-vis de la rénovation énergétique ? Les professionnels de l’immobilier ont-ils un rôle à jouer ? Comment les locataires peuvent-ils aussi être mobilisés ?

L’article a fait l’objet d’une publication en mai sur le site Politique du logement animé par Jean Bosvieux. Vous pouvez le retrouver ci-dessous ou le télécharger ici en PDF.  Pour les plus intéressés, n’hésitez pas à télécharger la version complète de ma contribution au groupe de travail (13 pages).

Continuer la lecture de Article : Les logements en location dans le privé, point dur de la rénovation énergétique ? Politique du logement, 2019

Les ExpéRÉNOS : stimuler l’innovation sociale sur les territoires pour accélérer la rénovation énergétique (2019)

par Gaëtan Brisepierre, sociologue

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NB : vous pouvez également télécharger cet article en PDF

Décentraliser et renouveler la politique de rénovation énergétique

Depuis le Grenelle de l’Environnement, la rénovation énergétique des logements est posée comme l’enjeu majeur de la transition énergétique du bâtiment. L’objectif ambitieux de 500 000 rénovations annuelles a encore été réaffirmé par le Plan de Rénovation de l’Habitat de 2018. En 10 ans, un véritable arsenal de mesures législatives et d’instruments économiques a été déployé dans le but de favoriser les décisions de travaux performants des ménages. Bien que l’on observe une progression, force est de constater que ces mesures centralisées ne suffisent pas à “massifier” la rénovation énergétique. Entre 2014 et 2016, seul 5 % des travaux de rénovation en maison individuelle ont permis une amélioration en sensible de la performance énergétique 1.

Conscients des limites des politiques opérant à l’échelle nationale, en 2015 les pouvoirs publics ont renforcé et systématisé une politique locale de la rénovation énergétiqueNeuf avec étiquettes PJ Salvage PJ Set-L. Celle-ci s’est le plus souvent traduite par la création par les collectivités de Plateformes Territoriales de Rénovation Énergétique (PTRE), en s’adossant souvent à des structures de conseil sur l’habitat existantes. L’objectif fixé par la loi est à la fois d’accompagner les ménages au plus près de leurs décisions de travaux et de mobiliser les professionnels locaux autour de l’objectif commun. Mais au-delà des injonctions générales, la définition de ce service public, et de ses moyens, est restée floue, faisant naître, chez les structures porteuses, un besoin d’innovation pour qu’elles soient en mesure de remplir leurs missions.

En parallèle, plusieurs institutions ont questionné le mode de construction des politiques publiques sur le sujet de la rénovation énergétique : partir des réalités de terrain plutôt que de l’objectif à atteindre, ouvrir le champ des possibles plutôt que de reproduire les schémas technico-économiques connus. En 2016, le Plan Bâtiment Durable met en place un groupe de travail, “Neuf Avec étiquettes Femme Wildfox Monday Noir deuil Sommers à Manches Longues Sweat-shirt Taille S”, visant à trouver des leviers inexplorés pour entraîner les ménages et la filière vers la rénovation énergétique. Début 2017, l’ADEME lance un atelier de créativité 3 “Booster” mobilisant des experts de divers secteurs et disciplines qui aboutit à cinquante idées d’actions, souvent inédites, pour donner envie de rénover et faciliter le parcours des ménages.

Illustration d’une fiche idée issue du cahier “Booster de la rénovation”Comme Des Garcons Toriko Svoiturelet Veste Taille M

Expérimentations locales, dynamique nationale

Le lancement du programme ExpéRÉNOS par l’ADEME et le Plan Bâtiment Durable peut s’interpréter, a posteriori, comme le croisement entre une nouvelle approche “par le bas” des politiques publiques et le besoin des territoires de nouveaux outils pour mener à bien leurs missions dans le cadre du service public de rénovation énergétique de l’habitat. L’objectif de ce programme d’expérimentation est de développer en quelques mois, et de tester localement, certaines des nouvelles idées issues des ateliers “Booster”. Pour cela, il s’appuie sur un accompagnement basé sur l’approche du design de services 4 encore peu utilisée dans le domaine de la rénovation énergétique. Une évaluation sociologique The Stars Shine Bright T-shirt Taille Libre Taille a été réalisée en fin de programme dont nous reprenons ici les principaux enseignements.

Logo de la démarche ExpéRENO, de l’ADEME et du Plan Bâtiment Durable

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Fin 2017, un Femme Cosabella Bisou dentelle dos nu soucravaten-gorge, Noir, moyen est lancé afin d’identifier des porteurs de projet volontaires.  Plus de 80 candidatures sont reçues, alors que le programme ne donne lieu à aucune aide financière. Parmi les Liz Lisa voiturereaux Robe à fleurs Taille Libre Taille on trouve en majorité des structures de conseil sur l’habitat (ALEC, ADIL, PTRE…)Cache longue sirène mousseline événeHommest Jupe Nouveau Taille L Dead Stock pageant mariage Neuf avec étiquettes. À travers le programme des ExpéRÉNOS, elles recherchent un contexte d’éclosion d’une idée en germe, qui n’avait pu être développée jusqu’alors ; ou un cadre d’accélération d’un projet resté à l’arrêt. Certains porteurs, au profil plus proche du privé, s’inscrivent davantage dans une logique de prospection à long terme. In fine, l’appel permet de détecter et agréger des individus motivés qui partagent l’envie de “faire bouger les choses” en matière de rénovation énergétique.  

Photo des 12 porteurs de projet lors du premier RenoCAMP

Le programme des ExpéRÉNOS consiste en la mise en œuvre d’un dispositif d’accompagnement des porteurs de projet basé sur plusieurs piliers. Tout d’abord, le suivi du projet par un référent jouant le rôle de “coach” auprès du porteur pour l’aider à structurer son temps, proposer des méthodologies, l’encourager… Ensuite, la possibilité de solliciter divers experts : avocat, communicant, graphiste, modèle économique, vidéaste, designer, sociologue… L’ADEME et le Plan Bâtiment Durable s’impliquent aussi en apportant leur aide aux porteurs via des mises en relation ou en relayant leur communication. Enfin et surtout des temps collectifs, les RénoCAMPs, permettent d’instaurer une dynamique de groupe entre les porteurs qui sont encouragés par l’effet d’appartenance et s’entraident mutuellement.

Vidéo de présentation de la démarche ExpéRENOS

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Le “marathon” de l’expérimentation pour les porteurs de projet

Cet accompagnement favorise chez les porteurs l’émergence et la réactualisation de pratiques de projet qui nourrissent leur expérimentation. La mise en place d’animations inédites dans un lotissement, un collège ou encore à proximité d’un monument historique. Des pratiques de démarchage, auprès de potentiels prescripteurs de rénovation énergétique, plutôt inhabituelles pour des acteurs associatifs. Des enquêtes sur les destinataires des projets afin de mieux appréhender leur situation et de recueillir leurs réactions sur le service proposé. Du maquettage et du prototypage qui sert à produire les outils nécessaires à un test grandeur nature du projet. Enfin, le montage de partenariats avec un magasin de bricolage, un réseau d’artisans ou encore des agences immobilières.

Vidéo de présentation du partenariat ORPI – OKTAVE en Alsace

La capacité du porteur à mobiliser son temps, des coéquipiers, voire des ressources externes s’avère être un facteur crucial dans la réussite des projets. Le programme d’expérimentation apparaît, en tant que tel, comme un cadre d’action favorable pour faire avancer les projets et obtenir des résultats concrets. Par sa durée courte (6 mois) il intensifie l’action, les porteurs se mettant alors “en mode start-up”. Il favorise une ouverture relationnelle par rapport à l’univers habituel des porteurs via les échanges avec les experts, les institutions nationales, les usagers via les enquêtes… Le fait d’avoir été sélectionné dans ce programme donne aux porteurs une légitimité supplémentaire auprès de ses contacts locaux. Enfin, des transferts de compétences s’opèrent, comme l’initiation aux principes du design de services : commencer petit, rencontrer l’usage, avancer par itération, maquetter…

Notices et boîtes à outils : des projets qui prennent le large ?

Le programme a ainsi permis d’expérimenter des projets très divers, qui s’articulent autour de trois principaux objectifs : sensibiliser de nouveaux publics à la rénovation énergétique, transformer des professionnels en alliés, faciliter le parcours de rénovation des ménages. Ces projets se matérialisent par : une maquette de podcast relatant des histoires de projets, une visite du patrimoine ordinaire mettant l’accent sur la dimension énergétique, un jeu sous forme d’enquête pour les collégiens, une exposition pour animer les rayons d’un magasin de bricolage, des services pour aider les agents immobiliers à vendre les épaves thermiques en incluant un projet de rénovation clé en main, une caisse d’avance des subventions selon le principe du “tiers payant”…

Exemple de notice ExpéRENO associée à sa boîte à outils

Afin de favoriser leur dissémination, une dizaine de notices accompagnées de leur boîte à outils ont été mise à disposition en licence libre. L’objectif est que d’autres acteurs locaux s’en emparent, montent à leur tour ces projets, et enrichissent ces ressources communes. Au-delà des “bonnes idées”, les ExpéRÉNOS ont fait la preuve de la pertinence de ces concepts en les confrontant au terrain. Le programme a mis en lumière la capacité d’initiative et le dynamisme des acteurs locaux. Il dessine également un positionnement original pour les institutions à la fois accompagnatrices de l’innovation locale et chambres d’amplification nationale. Toutefois, une large diffusion de ces nouveaux outils ne va pas de soi et suppose au moins deux conditions :

    • un portage national pour soutenir les dynamiques locales et aider à surmonter le jeux des acteurs en place qui n’ont pas toujours intérêt au changement ;
    • trouver de nouvelles sources de financement, publiques comme privées, pour que les structures de conseil soient en capacité de déployer ces nouveaux outils.

Notes de bas de pages

1 260 000 rénovations sur 5,1 millions ont permis un gain énergétique représentant un saut de 2 classes énergétiques DPE ou plus. D’aprés ADEME, Baromètre TREMI – Travaux de rénovation énergétique en maison individuelle – Campagne 2017, octobre 2018.

LIZ LISA-gaufre Frill Top (japon kawaii sweet lolita)2 La LTECV (Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte) publiée le 18 aout 2015 instaure un Service Public de la Performances Énergétique de l’Habitat (SPPEH)

Femme UNIONBAY Taille Plus Marty-Choisir Taille couleur3 GASPARD Albane, ROZO Ariane, MARTIN Solange “From people to policy: integrating social sciences and design insights into renovation policies” ECEEE 2017 SUMMER STUDY – CONSUMPTION, EFFICIENCY & LIMITS. URL

4 VINCENT Stéphane, “Qu’est ce que le design de politiques publiques ?”, La Gazette des communes, Octobre 2017. URL

5 BRISEPIERRE Gaëtan, Evaluation des ExpéRÉNOS : 12 expérimentations pour massifier la rénovation énergétique. Analyse sociologique d’un instrument d’accompagnement de l’innovation sociale, Rapport ADEME, Septembre 2018

Maidenform 2 Comfort Devotion Camisole 20186 ALEC : Agence Locale de l’Energie et du Climat, ADIL : Agence Départementale d’Information sur le Logement, PTRE : Plateforme Territoriale de Rénovation Énergétique.

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